Un traitement de charpente arrivé en fin de protection après 26 ans, et un garage attenant où la présence de capricornes imposait une intervention curative sur des bois déjà vermoulus.
Sondage et brossage de tous les bois, réinjection des grosses pièces de la charpente traditionnelle, bûchage puis injection des bois du garage, et double pulvérisation de surface au XILIX GEL sur l'ensemble.
Deux situations dans le même bâtiment
La visite a distingué deux cas. Côté maison, la charpente traditionnelle et la partie en fermettes ne montraient pas d'activité en cours, mais le traitement curatif datait de 26 ans. La protection chimique d'un bois n'est pas éternelle : elle se dégrade avec le temps, et des pièces reprises ou remplacées depuis peuvent n'avoir jamais été traitées.
Côté garage, le constat était différent. Les sondages ont confirmé la présence de capricornes sur les bois de charpente et le bardage intérieur. Certaines pièces étaient vermoulues en surface, avec la sciure caractéristique des galeries creusées par les larves. Ce volume a donc fait l'objet d'un traitement curatif complet.
Le capricorne des maisons s'attaque surtout à l'aubier des résineux. La larve se développe plusieurs années à l'intérieur de la pièce, sans signe visible en dehors de quelques trous de sortie ovales et de petits tas de vermoulure. Un garage, peu fréquenté et souvent moins ventilé, est un endroit où l'infestation passe longtemps inaperçue.
La préparation des bois
Aucun produit n'est appliqué avant que les bois soient préparés. Cette étape conditionne la pénétration du traitement et permet de voir l'état réel des sections une fois mises à nu.
- Sondage de l'ensemble des bois, fermettes, charpente traditionnelle et garage
- Bûchage manuel des bois vermoulus du garage pour retirer la partie détruite
- Brossage des parties infestées afin d'éliminer la sciure contenue dans les galeries
- Dépoussiérage des surfaces avant application
- Évacuation des déchets de bois
Le brossage n'est pas cosmétique. Tant que la vermoulure reste dans les galeries, elle fait barrage et le produit s'arrête en surface. En dégageant les zones attaquées, on ouvre les cheminements creusés par les larves et le traitement atteint l'intérieur de la pièce.
Dans les combles de la maison, la ouate de cellulose répandue au sol a été écartée pour accéder aux solives, puis rebrassée en fin de chantier pour rétablir l'épaisseur d'isolant d'origine.
Injection et traitement de surface
Sur la charpente traditionnelle de la maison, les grosses pièces et les chevrons ont été réinjectés sous pression. Des injecteurs sont mis en place dans les bois, puis l'IFC 300 est poussé dans la masse. L'injection vise les fortes sections, là où une application de surface ne descend jamais assez profond pour atteindre une larve logée dans l'épaisseur.
Dans le garage, la même logique a été appliquée avec des forages neufs : tous les 30 centimètres sur les bois de forte section et sur ceux en contact avec les maçonneries, ainsi que sur les embouts de chevrons. Ces points de contact avec le mur sont les plus exposés, car ils restent plus humides et sont les plus difficiles à contrôler visuellement. Des injecteurs plastiques y ont été posés avant injection de l'IFC 300.
L'ensemble des bois, fermettes, charpente traditionnelle, charpente et bardage intérieur du garage, a ensuite reçu une double pulvérisation sous pression au XILIX GEL. Les deux passages successifs assurent une imprégnation homogène des faces accessibles, y compris sur les bois sains. C'est cette couche de surface qui empêche les nouvelles pontes de se développer.
Les produits sont employés dans le cadre de leur usage homologué. Savio Protection Bois est certifié Certibiocide, ce qui encadre le choix du produit, son dosage, son application et son stockage.
Pourquoi renouveler un traitement de charpente
Beaucoup de propriétaires considèrent qu'un traitement réalisé une fois vaut pour la vie du bâtiment. Dans les faits, la durée de protection est limitée. Après deux à trois décennies, un contrôle s'impose, d'autant plus si des travaux ont été menés dans les combles ou si des pièces de bois ont été ajoutées.
Les signes à surveiller sont discrets : trous de sortie ovales de quelques millimètres, petits tas de sciure fine au sol ou sur l'isolant, bois qui sonne creux quand on le frappe. Dans un garage ou une dépendance, ces indices se remarquent souvent trop tard.
Les charpentes du secteur de Martillac
À Martillac, entre les coteaux des Graves et la vallée, les maisons mêlent souvent charpente traditionnelle et parties en fermettes industrielles, avec des annexes en bois comme ce garage. Les résineux employés dans ces constructions sont la cible privilégiée du capricorne des maisons.
Ce chantier illustre une démarche cohérente : traiter curativement là où l'insecte est actif, et renouveler la protection préventive sur le reste du bâti pour éviter que la colonisation ne se propage d'un volume à l'autre.
Le déroulé de l'intervention
- 1
Sondage des bois
Contrôle de l'ensemble des bois des fermettes, de la charpente traditionnelle et du garage pour situer les zones attaquées.
- 2
Bûchage et brossage
Bûchage manuel des bois vermoulus du garage, brossage des parties infestées pour éliminer la sciure des galeries, dépoussiérage et évacuation.
- 3
Injection sous pression
Forages et pose d'injecteurs sur les fortes sections, les bois en contact avec la maçonnerie et les embouts de chevrons, puis injection de l'IFC 300.
- 4
Double pulvérisation
Deux passages sous pression au XILIX GEL sur les solives, la charpente et le bardage intérieur du garage.
- 5
Remise en état
Rebrassage de la ouate de cellulose dans les combles après intervention.
Photos du chantier
Toutes les photos sont issues de cette intervention réelle réalisée par notre équipe.






Vidéo du chantier
Filmé pendant l'intervention, sur place.
Questions fréquentes
Au bout de combien de temps faut-il refaire un traitement de charpente ?
La protection d'un traitement curatif n'est pas définitive. Après vingt à trente ans, un contrôle est justifié, surtout si des pièces de bois ont été ajoutées ou remplacées depuis. Ici, le traitement d'origine datait de 26 ans et nous avons renouvelé la protection de façon préventive.
Pourquoi injecter certains bois et seulement pulvériser les autres ?
L'injection sert les fortes sections et les bois en contact avec la maçonnerie, où le produit doit atteindre le cœur de la pièce. La pulvérisation de surface protège les faces accessibles et empêche les nouvelles pontes. Les deux techniques sont complémentaires.
Faut-il vider le garage avant l'intervention ?
Il faut dégager l'accès aux bois de charpente et au bardage, et sortir ou protéger ce qui est fragile. Nous vous indiquons les zones à libérer lors de la visite préalable.
L'isolant des combles doit-il être retiré ?
Non. Nous l'écartons localement pour accéder aux solives, puis nous le rebrassons en fin de chantier pour rétablir son épaisseur d'origine.
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