Une colonie de fourmis charpentières installée dans les bois de la toiture et dans l'isolant, invisible depuis l'intérieur du logement.
Dépose de la couverture par zones pour atteindre le nid, traitement curatif des bois, puis remise en état de la toiture avec un liteaunage neuf et un suivi en 3 contrôles à 15 jours d'intervalle.
Le constat : une colonie logée dans la toiture
Les occupants voyaient passer des fourmis dans les pièces situées sous la toiture, sans trouver d'où elles venaient. C'est un signal classique : la fourmi charpentière ne mange pas le bois, elle le creuse pour y loger sa colonie. Les galeries sont lisses, propres, et les déchets sont évacués vers l'extérieur sous forme de petits tas de débris mêlés de sciure.
Ici, rien n'était visible depuis l'intérieur. La colonie s'était établie entre les bois et l'isolant de la toiture, un espace tempéré, protégé et rarement dérangé. Ce n'est qu'en ouvrant la couverture que l'étendue de l'installation est apparue : des fourmis en grand nombre circulant sur les liteaux, sur la sablière et dans l'isolant, avec des débris accumulés en fond de rampant.
Cette configuration explique pourquoi une infestation de fourmis charpentières est souvent découverte tard. Tant que la toiture reste fermée, seuls les individus qui s'égarent dans le logement trahissent la présence du nid.
L'intervention : ouvrir la toiture pour atteindre le nid
Traiter en surface depuis l'intérieur n'aurait eu aucun effet durable. Tant que le cœur de la colonie reste protégé, les ouvrières se déplacent et reconstruisent ailleurs. Nous avons donc travaillé depuis la couverture, en déposant les tuiles zone par zone et en les rangeant sur place pour la repose.
Une fois les tuiles enlevées, les liteaux et les bois de toiture se sont retrouvés totalement accessibles. Nous avons dégagé les zones occupées, repéré les circulations des fourmis dans l'isolant et traité les bois ainsi que les points de nidification, avant de reconstituer un liteaunage neuf et de reposer la couverture.
- Dépose des tuiles par zones, stockées sur place pour la repose
- Repérage des bois occupés et des circulations dans l'isolant
- Dégagement des débris et des zones de nidification
- Traitement curatif des bois de toiture et des points d'installation de la colonie
- Mise en place d'un liteaunage neuf sur les portions déposées
- Repose de la couverture et nettoyage du chantier
Le produit employé est un insecticide destiné au traitement des bois en œuvre, utilisé dans le cadre de son usage homologué. Savio Protection Bois est certifié Certibiocide, ce qui encadre le choix du produit, son dosage, son application et son stockage.
Fourmi charpentière ou insecte à larves : la différence compte
On confond souvent la fourmi charpentière avec le capricorne ou la vrillette. Le mode d'action n'est pourtant pas le même. Le capricorne et la vrillette attaquent le bois par leurs larves, qui s'en nourrissent pendant plusieurs années. La fourmi charpentière, elle, excave le bois pour y vivre : elle recherche en priorité les bois tendres, humides ou déjà dégradés.
La conséquence pratique est double. D'abord, une colonie peut s'installer vite et compter beaucoup d'individus, comme ici. Ensuite, sa présence signale presque toujours un bois qui a pris l'humidité : fuite de couverture, condensation sous isolant, point de contact mal ventilé. Traiter sans regarder cette cause revient à laisser la porte ouverte.
Lors de ce chantier, l'ouverture de la toiture a permis de contrôler l'état des bois et de la couverture sur les zones concernées, en plus du traitement lui-même.
Les fourmis charpentières à Bègles et en Gironde
Bègles cumule un bâti ancien largement construit en bois de résineux, une nappe proche et un climat océanique humide. Les toitures y sont souvent rénovées par ajout d'isolant sans amélioration de la ventilation, ce qui crée des zones tièdes et légèrement humides sous la couverture. C'est exactement le type d'espace que recherchent les fourmis charpentières.
Le département est par ailleurs classé à risque termites. Quand nous ouvrons une toiture pour une colonie de fourmis, nous profitons de l'accès pour vérifier l'absence d'autres xylophages sur les bois dégagés. Une charpente occupée par un nuisible mérite un examen d'ensemble, pas seulement le traitement du point visible.
Après intervention, surveillez le retour éventuel de fourmis à l'intérieur au printemps, période où les colonies sont les plus actives. Signalez aussi tout tas de débris fins apparaissant au pied d'un mur ou sous un rampant : c'est le premier indice d'un creusement en cours.
Le déroulé de l'intervention
- 1
Diagnostic de la toiture
Identification des fourmis charpentières, localisation des circulations et repérage des zones de bois occupées.
- 2
Ouverture de la couverture
Dépose des tuiles par zones, rangées sur place, pour dégager les liteaux, les bois et l'isolant.
- 3
Traitement curatif
Dégagement des débris, traitement des bois et des points de nidification de la colonie.
- 4
Remise en état
Pose d'un liteaunage neuf, repose de la couverture dans la journée, nettoyage et rapport d'intervention.
Photos du chantier
Toutes les photos sont issues de cette intervention réelle réalisée par notre équipe.


Vidéos du chantier
Filmé pendant l'intervention, sur place.
Questions fréquentes
Comment savoir si j'ai des fourmis charpentières et non des fourmis ordinaires ?
Les fourmis charpentières sont plus grandes et on les voit circuler à l'intérieur sans qu'il y ait de nourriture à proximité. Le signe le plus fiable reste les petits tas de débris de bois très fins, rejetés au pied d'un mur, d'une poutre ou sous un rampant. Au moindre doute, faites contrôler la charpente.
Les fourmis charpentières fragilisent-elles vraiment la charpente ?
Elles ne consomment pas le bois mais elles le creusent pour loger la colonie. Sur une pièce déjà humide ou de faible section, cela finit par réduire la résistance. Nous signalons lors du diagnostic les bois dont l'état demande un renfort ou un remplacement par un charpentier.
Faut-il obligatoirement déposer les tuiles ?
Non, cela dépend de l'emplacement du nid. Quand les combles sont accessibles, le traitement se fait par l'intérieur. Ici la colonie était installée entre les bois et l'isolant, en bas de rampant : seule l'ouverture de la couverture permettait de l'atteindre réellement.
Peuvent-elles revenir après le traitement ?
Pour ce chantier, nous avons programmé 3 contrôles après l'intervention, à 15 jours d'intervalle, afin de vérifier l'absence de reprise d'activité et confirmer l'efficacité du traitement.
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