Bois vermoulus et sciure de galeries constatés sous rampant et en comble perdu, signe d'une activité de capricorne du bois installée dans la charpente.
Bûchage des bois attaqués, injection sous pression dans les pièces de structure puis pulvérisation générale à l'IFC 300 sur 192 m² de charpente.
Ce que révélait la charpente
L'inspection a porté sur deux volumes distincts : une partie sous rampant, avec des bois apparents au-dessus de l'isolant, et un comble perdu plus vaste. Dans les deux cas, les mêmes indices revenaient : des bois vermoulus en surface, des zones qui s'effritent sous la pointe du poinçon, et des dépôts de sciure fine issue des galeries.
Cette sciure est la signature du capricorne du bois. La larve creuse à l'intérieur de la pièce pendant plusieurs années et rejette une farine de bois très fine. On la retrouve sur l'isolant, sur les entretoises et au fond des chevrons. Les trous de sortie ovales, quand ils apparaissent, indiquent que des adultes ont déjà quitté le bois et que le cycle se poursuit (notre dossier complet sur le capricorne détaille tous les signes à surveiller).
Le capricorne s'attaque surtout à l'aubier des résineux, matériau dominant dans les charpentes du Bassin d'Arcachon. Sur un comble ventilé et chaud en été, comme ici, les conditions lui conviennent parfaitement.
Le bûchage : voir l'étendue réelle de l'attaque
Avant tout produit, le bûchage. Cette étape consiste à retirer au ciseau et à la gouge le bois dégradé jusqu'à retrouver la matière saine. Elle a deux fonctions : mesurer la profondeur réelle de l'attaque sur chaque pièce, et ouvrir le bois pour que le produit atteigne les galeries plutôt que de rester en surface.
C'est aussi à ce moment que l'on juge de la résistance mécanique restante. Une pièce creusée sur toute sa section ne se traite pas, elle se remplace. Ici, le bûchage a permis de délimiter les zones dégradées et de valider que la structure pouvait être conservée après traitement.
Injection puis pulvérisation sur 192 m²
Le traitement curatif s'est déroulé en deux temps sur l'ensemble des bois, soit 72 m² sous rampant et 120 m² de comble perdu.
- Perçage des pièces de structure à intervalles réguliers et pose d'injecteurs
- Injection sous pression pour diffuser le produit au cœur du bois, là où travaillent les larves
- Pulvérisation générale à l'IFC 300 sur toutes les faces accessibles : chevrons, pannes, entretoises, liteaux, voliges
- Traitement des zones bûchées et des assemblages, points sensibles où le bois reste tendre
- Accès par découverture partielle de la couverture pour atteindre les liteaux et les faces hautes
L'injection traite le bois en profondeur, la pulvérisation crée une barrière en surface qui empêche les femelles de pondre à nouveau dans les fissures. Les deux gestes sont complémentaires : l'un élimine l'infestation en place, l'autre protège le bois pour la suite.
Une intervention menée depuis la toiture
Une partie du chantier s'est faite par l'extérieur. Les tuiles ont été soulevées par bandes pour dégager les liteaux et les faces supérieures des chevrons, inaccessibles depuis l'intérieur du comble. Le travail progresse rangée par rangée, puis la couverture est reposée à l'identique.
Cette méthode permet de traiter toutes les faces du bois, y compris les liteaux qui portent les tuiles. C'est souvent là que l'activité de capricorne se maintient, dans des bois de petite section rarement contrôlés.
Capricornes et charpentes sur le Bassin d'Arcachon
Gujan-Mestras réunit les conditions favorables aux insectes à larves xylophages : charpentes en résineux, climat doux et humide, combles souvent peu visités. Contrairement aux termites, le capricorne n'impose pas de déclaration en mairie, mais il fragilise la structure de façon silencieuse pendant des années.
Le réflexe utile reste la visite régulière du comble. Un tas de sciure au pied d'une panne, un bois qui sonne creux, une surface qui s'écaille : ces signes justifient un diagnostic. Plus l'attaque est prise tôt, moins il y a de bois à remplacer.
Le déroulé de l'intervention
- 1
Diagnostic des deux volumes
Inspection du sous-rampant et du comble perdu, sondage des bois et repérage des zones vermoulues et des dépôts de sciure.
- 2
Bûchage des bois attaqués
Retrait du bois dégradé jusqu'à la matière saine pour évaluer l'attaque et ouvrir l'accès aux galeries.
- 3
Injection sous pression
Perçage et pose d'injecteurs sur les pièces de structure pour diffuser le produit au cœur du bois.
- 4
Pulvérisation générale
Application d'IFC 300 sur les 192 m² de charpente, y compris les liteaux atteints depuis la toiture découverte.
- 5
Repose et remise en état
Repose des tuiles à l'identique et nettoyage des zones d'intervention.
Photos du chantier
Toutes les photos sont issues de cette intervention réelle réalisée par notre équipe.








Questions fréquentes
Comment reconnaître une attaque de capricorne dans mon comble ?
Vous cherchez trois indices : de la sciure très fine sur l'isolant ou au pied des bois, des trous de sortie ovales de quelques millimètres, et des surfaces de bois qui s'effritent quand vous appuyez avec une pointe. Si vous constatez l'un de ces signes, un diagnostic permet de mesurer l'étendue avant que la structure ne soit compromise.
Pourquoi bûcher le bois avant de traiter ?
Le bûchage retire la matière déjà détruite et ouvre l'accès aux galeries. Sans cette étape, le produit resterait en surface, sur un bois vermoulu qui ne joue plus aucun rôle porteur. Le bûchage sert aussi à vérifier qu'il reste assez de section saine pour conserver la pièce.
Faut-il quitter la maison pendant le traitement ?
Non, pas dans ce type de configuration. Le traitement porte sur les combles et se fait en partie depuis la toiture. Nous vous demandons simplement de ne pas accéder aux combles pendant l'intervention et le temps de séchage indiqué à la fin du chantier.
Le traitement protège-t-il le bois pour l'avenir ?
Oui. La pulvérisation laisse une barrière en surface qui empêche les femelles de pondre dans les fissures du bois. Nous vous remettons un rapport détaillant les zones traitées et le produit utilisé, avec la garantie associée.
Un problème similaire chez vous ?
Nous intervenons partout en Gironde — diagnostic gratuit, réponse sous 24h.



