Une charpente déjà traitée par le passé qui montrait de nouveau des signes d'activité de capricornes, accompagnée d'une présence de fourmis dans les bois et l'isolation des combles.
Préparation complète des bois par sondage et brossage, réinjection sous pression des grosses pièces et des chevrons, double pulvérisation de l'ensemble de la charpente et pose de gel appât sur les passages de fourmis.
Le constat dans les combles
L'inspection des combles a confirmé une reprise d'activité de capricornes sur la charpente. Les sondages menés sur l'ensemble des bois ont révélé des galeries sous la surface, avec la sciure caractéristique laissée par les larves qui creusent dans l'aubier des résineux.
Le capricorne des maisons attaque surtout les bois résineux. La femelle pond dans les fissures, puis la larve se développe plusieurs années à l'intérieur de la pièce de bois. Pendant toute cette période, la surface reste souvent intacte : seul un sondage sérieux, pièce par pièce, permet de mesurer ce qui est réellement creusé.
Nous avons également relevé des passages de fourmis dans les bois et dans l'isolant répandu entre les solives. Les fourmis n'ont pas le même mode d'action que les larves xylophages, mais elles exploitent volontiers un bois déjà fragilisé ou humide pour s'installer. Leur présence a été traitée en complément, dans la même intervention.
La préparation des bois
Avant tout produit, il faut préparer la charpente. Le chantier a commencé par la mise en place des protections et de la sécurité, puis par la dépose des tuiles au droit des avancées de toit, afin d'atteindre les bois de débord qui restent inaccessibles depuis l'intérieur. Ces tuiles ont été reposées en fin de chantier.
- Mise en place des protections de chantier
- Dépose puis repose des tuiles des avancées de toit
- Sondage de l'ensemble des bois de charpente
- Brossage des parties infestées pour éliminer la sciure des galeries
- Dépoussiérage et évacuation des déchets de bois
Le brossage est une étape déterminante. Tant que la sciure reste dans les galeries, elle fait barrage et le produit ne pénètre pas. En dégageant les zones infestées, on ouvre les cheminements des larves et on permet au traitement d'atteindre le cœur de la pièce. Le dépoussiérage qui suit permet aussi de contrôler visuellement l'état réel des bois mis à nu.
Réinjection et traitement de surface
Les grosses pièces et les chevrons ont été réinjectés sous pression. Des injecteurs sont posés dans les perçages répartis le long des bois, puis le produit IFC 300 est poussé sous pression dans la masse. L'injection vise les sections épaisses, là où une simple application de surface ne descendrait jamais assez profond pour atteindre les larves logées dans l'épaisseur.
L'ensemble de la charpente a ensuite reçu une double pulvérisation sous pression du même produit. Les deux passages successifs assurent une imprégnation homogène des faces accessibles, y compris sur les bois sains qui n'avaient pas encore été colonisés. C'est cette couche de surface qui empêche les nouvelles pontes de se développer.
Pour les fourmis, nous avons posé du gel appât DOBOL sur les points de passage et les nids repérés. Le principe est différent d'un traitement de contact : les ouvrières consomment l'appât et le transportent dans la colonie, ce qui atteint l'ensemble du nid et pas seulement les individus visibles. Ce traitement complémentaire était inclus dans l'intervention.
Les produits sont utilisés dans le cadre de leur usage homologué. Savio Protection Bois est certifié Certibiocide, ce qui encadre le choix du produit, son dosage, son application et son stockage.
Le suivi après chantier
Trois passages à quinze jours d'intervalle ont été programmés après la réalisation du chantier. Ce suivi permet de vérifier l'arrêt de l'activité des capricornes et la disparition des fourmis, et de compléter la pose de gel si de nouveaux passages apparaissent.
Charpentes et insectes du bois sur le bassin d'Arcachon
Au Pyla-sur-Mer, les maisons sont pour une large part construites en bois résineux et implantées sous couvert de pins. L'air océanique, les écarts de température entre le jour et la nuit et la ventilation parfois limitée des combles entretiennent une humidité favorable au développement des insectes xylophages. Le capricorne des maisons y est fréquent.
Les signes à surveiller sont peu bruyants : trous de sortie ovales de quelques millimètres sur les pièces de charpente, petits tas de sciure fine au sol ou sur l'isolant, bois qui sonne creux au choc. Dans le cas d'une charpente déjà traitée, une reprise d'activité reste possible après plusieurs années, ce qui justifie un contrôle régulier des combles.
Le déroulé de l'intervention
- 1
Protection et préparation
Mise en place des protections de chantier, dépose des tuiles des avancées de toit pour accéder aux bois de débord.
- 2
Sondage et brossage
Sondage de tous les bois, brossage des parties infestées pour évacuer la sciure des galeries, puis dépoussiérage.
- 3
Réinjection sous pression
Pose des injecteurs dans les grosses pièces et les chevrons, injection de l'IFC 300 dans la masse du bois.
- 4
Pulvérisation et gel appât
Double pulvérisation sous pression de toute la charpente, pose de gel DOBOL sur les passages et nids de fourmis.
- 5
Suivi
Trois passages à quinze jours d'intervalle pour contrôler l'arrêt de l'activité.
Photos du chantier
Toutes les photos sont issues de cette intervention réelle réalisée par notre équipe.




Questions fréquentes
Pourquoi réinjecter une charpente déjà traitée ?
Un traitement perd de son efficacité avec le temps, et des pièces mal accessibles lors d'une première intervention peuvent rester colonisées. Quand une reprise d'activité est constatée, la réinjection sous pression permet de remettre du produit au cœur des grosses sections, là où les larves se développent.
Faut-il vider les combles avant l'intervention ?
Il faut dégager l'accès aux bois et sortir ou protéger ce qui est fragile. Nous vous indiquons les zones à libérer lors de la visite préalable, avant la date du chantier.
Le gel appât est-il efficace sur toute la colonie de fourmis ?
Oui, c'est son principe : les ouvrières rapportent l'appât au nid et l'effet se propage à la colonie. C'est pour cette raison que nous prévoyons trois passages à quinze jours d'intervalle, le temps que le résultat se confirme et que de nouveaux points de passage soient traités si besoin.
Combien de temps faut-il attendre avant de réoccuper les combles ?
Il faut laisser le temps de séchage et aérer après l'application. Nous vous donnons le délai précis sur place en fin de chantier, selon le produit employé et la ventilation du volume traité.
Un problème similaire chez vous ?
Nous intervenons partout en Gironde — diagnostic gratuit, réponse sous 24h.



