Un solivage de cave attaqué par les termites souterrains, dans une maison de ville mitoyenne où le pourtour du bâtiment n'est pas accessible pour installer des pièges.
Bûchage des bois dégradés, injection curative du solivage et des poutres, puis injection des maçonneries en pied de mur, intérieur et extérieur, pour couper les cheminements des termites.
Le constat : des termites déjà dans le solivage
L'inspection de la cave a montré des bois attaqués sur le solivage, avec des zones délitées en écailles et en fibres, typiques du travail des termites souterrains. Sur une poutre, le bois s'était effondré en lamelles sur plusieurs centimètres, laissant apparaître les galeries creusées dans l'épaisseur.
Les dégâts se concentraient près des appuis dans la maçonnerie, là où les termites arrivent par les murs. C'est la logique de cette espèce : la colonie vit dans le sol, remonte par les maçonneries à l'abri de la lumière et attaque le bois sans laisser de trace visible en façade. Ici, seule l'ouverture de la cave permettait de voir l'attaque.
Le plafond de la cave avait été partiellement doublé d'un lambris. Le contrôle des bois porteurs restait donc indispensable avant tout traitement, pour savoir jusqu'où l'attaque s'étendait et quelles pièces conservaient leur cohésion.
Pourquoi des pièges n'étaient pas possibles ici
En Gironde, la pose de stations d'appâtage autour d'un bâtiment est une méthode courante et la plus efficace sur le fond : les termites interceptés rapportent l'appât jusqu'à la colonie, ce qui permet d'éliminer la colonie à la source. Mais cette technique suppose de pouvoir ceinturer la construction sur tout son pourtour.
Dans cette maison de ville bordelaise, ce n'était pas le cas. La bâtisse est mitoyenne sur ses deux côtés et donne directement sur le trottoir à l'avant. Impossible de faire le tour, donc impossible d'obtenir une barrière d'interception continue. Nous avons retenu le traitement curatif, qui agit directement sur les bois et les maçonneries traités : il détruit les termites présents dans les zones injectées et bloque leur passage, mais sans viser l'élimination de la colonie souterraine elle-même, contrairement aux pièges.
- Repérage des bois attaqués et sondage du solivage
- Bûchage des parties de bois sans cohésion
- Injection curative des solives et des poutres
- Injection des maçonneries en pied de mur, à l'intérieur et en façade
- Traitement de surface des bois accessibles
Le déroulé du traitement en une journée
La première étape a été le bûchage : nous retirons au ciseau la matière dégradée jusqu'au bois sain. Cette opération sert à deux choses, connaître l'étendue réelle de l'attaque et ouvrir les galeries pour que le produit pénètre là où les termites circulent.
Les bois ont ensuite été percés puis injectés. Les points de perçage sont répartis le long des solives et des poutres, avec un obturateur posé dans chaque trou. Les photos montrent cette trame régulière de points blancs sur toute la longueur du solivage. Le produit diffuse dans la masse du bois et ne se contente pas de la surface.
Nous avons aussi traité les maçonneries. Des perçages ont été réalisés en pied de mur dans la cave puis en bas de façade côté rue, à intervalles réguliers, et injectés à saturation. Objectif : créer une barrière chimique dans les murs, sur le chemin que les termites emprunteront pour remonter depuis le sol. Les traces d'écoulement visibles sur le mur et sur l'enduit correspondent à ce refoulement de produit, signe que la maçonnerie est bien imprégnée.
Les produits sont employés dans le cadre de leur usage homologué. Savio Protection Bois est certifié Certibiocide, ce qui encadre le choix du produit, son dosage, son application et son stockage. L'ensemble du chantier a été mené sur une journée.
Les termites à Bordeaux : un risque de centre-ville
La Gironde fait partie des départements classés à risque par arrêté préfectoral, et Bordeaux intra-muros est particulièrement concerné. Le bâti ancien en pierre, les caves enterrées, les planchers bois posés dans des murs épais et la mitoyenneté généralisée offrent aux termites souterrains des cheminements continus, parfois d'un immeuble à l'autre.
Les signes à surveiller dans une maison bordelaise sont discrets : plinthe qui se creuse sous la pression du doigt, parquet qui sonne creux, papier peint qui se boursoufle par endroits, petites coulées de terre le long d'un mur de cave. Le bois attaqué garde souvent un aspect intact en surface, l'intérieur étant déjà vidé.
En cas de doute, une inspection de la cave et des points d'appui des planchers permet de trancher rapidement. Plus l'attaque est prise tôt, moins le bois de structure est concerné et plus le traitement reste limité.
Le déroulé de l'intervention
- 1
Inspection de la cave
Sondage du solivage et des poutres, repérage des zones attaquées et des points d'appui dans la maçonnerie.
- 2
Bûchage des bois
Retrait au ciseau de la matière dégradée jusqu'au bois sain, pour mesurer l'attaque et ouvrir les galeries.
- 3
Injection des bois
Perçage régulier des solives et des poutres, injection du produit dans la masse puis pose des obturateurs.
- 4
Injection des maçonneries
Perçages en pied de mur dans la cave et en bas de façade, injection à saturation pour couper les cheminements depuis le sol.
Photos du chantier
Toutes les photos sont issues de cette intervention réelle réalisée par notre équipe.






Questions fréquentes
Pourquoi ne pas avoir posé de pièges à termites sur cette maison ?
Les stations d'appâtage sont la solution la plus efficace sur le fond, car elles permettent d'éliminer la colonie à la source mais elles ne fonctionnent que si l'on peut ceinturer le bâtiment sur tout son pourtour. Cette maison est mitoyenne sur ses deux côtés et donne sur le trottoir : le tour complet est impossible. Nous avons donc opté pour le traitement curatif par injection des bois et des maçonneries, qui détruit les termites présents dans les zones traitées et bloque leurs points de passage, sans viser directement la colonie souterraine
Faut-il vider la cave avant l'intervention ?
Il faut au minimum dégager les murs et les bois à traiter sur toute leur hauteur utile, et protéger ou sortir ce qui est fragile. Nous vous indiquons les zones à libérer lors de la visite, avant la date du chantier.
Le bois attaqué doit-il être remplacé ?
Cela dépend de ce que révèle le bûchage. Si la pièce conserve une section saine suffisante, le traitement suffit. Si la perte de matière compromet la portance, nous vous le signalons pour qu'un renfort ou un remplacement soit prévu par un charpentier.
Combien de temps le traitement protège-t-il la maison ?
L'injection des bois et la barrière dans les maçonneries agissent dans la durée, mais un contrôle reste utile, surtout en centre-ville où les colonies circulent d'un immeuble à l'autre. Signalez-nous tout nouveau bois qui sonne creux ou toute plinthe qui se creuse. Le traitement est couvert par une garantie de 5 ans ; passé ce délai, un nouveau traitement est nécessaire pour maintenir la protection.
Un problème similaire chez vous ?
Nous intervenons partout en Gironde — diagnostic gratuit, réponse sous 24h.



